Thermique de l’entrée d’air hygroréglable
Maîtriser la température au niveau du capteur pour fonctionner de façon optimale en toute saison
La position du volet de l’entrée d’air hygroréglable est directement déterminée par la valeur du taux d’humidité relative mesurée au niveau du capteur même. Or cette valeur peut être différente de celle mesurée au centre de la pièce dans laquelle l’entrée d’air hygroréglable est installée, car pour un même taux d’humidité absolue, l’humidité relative varie en fonction de la température (voir également le « diagramme de Mollier »). On comprend alors aisément que la température au niveau du capteur hygroréglable de l’entrée d’air a un rôle essentiel sur le taux d’humidité relative lu.
Il est donc fondamental de contrôler cette température, afin de maîtriser la position du volet, ce quelles que soient les conditions climatiques (température intérieure et extérieure, humidité relative intérieure et extérieure) et de l’adapter directement à l’émission d’humidité intérieure.
L’importance d’un ” bon ” coefficient thermique
Le coefficient thermique CT est déterminé par la formule : Tcapteur = CT x (Tintérieure – Textérieure)
Où T = température en °C
Plusieurs années de recherche ont permis de déterminer et de maîtriser une valeur idéale de coefficient thermique CT. Avec un coefficient CT compris entre 0.25 et 0.32, les entrées d’air hygroréglables Aereco offrent une grande amplitude de modulation en toute saison, et sont prêtes à réagir à la moindre émission d’humidité intérieure. En hiver, dans une pièce où le taux d’humidité est bas, le volet est en position fermée, prêt à s’ouvrir pour tout nouvel apport d’humidité. Plus de 25 années d’expérience ont permis à Aereco d’obtenir une parfaite maîtrise de la fiabilité industrielle et de la pérennité de ce coefficient thermique.
Conséquences d’un coefficient thermique trop élevé
Avec un coefficient thermique plus élevé (CT > 0.32) du à une mauvaise isolation du capteur vis-à-vis de l’air extérieur, la température du capteur est trop basse en hiver. Il lit donc un taux d’humidité trop élevé ce qui provoque une ouverture par défaut trop importante de l’entrée d’air, même lorsque le taux d’humidité est bas dans la pièce. Sa capacité de modulation est alors très réduite voire nulle, ce qui a pour conséquence d’augmenter les déperditions thermiques par le débit traversant notamment, et de diminuer la qualité d’air dans les pièces occupées (débit d’air non réparti en fonction des besoins). De surcroit, une température trop basse du capteur provoque une augmentation importante de l’hystérésis (différence entre aller et retour de la courbe d’ouverture / humidité), ce qui ne permet alors plus de déterminer la position du volet pour une humidité relative connue.
Pour mieux comprendre la relation humidité relative – humidité absolue et température : voir le diagramme de Mollier.
Comparaison de différents produits selon la norme EN 13141-9

Décalage de courbe d'une entrée d'air hygroréglable Aereco en fonction de la température
La norme EN 13141-9 qui définit la méthode de test des entrées d’air hygroréglables impose des mesures dites « isothermes » (air intérieur et extérieur à la même température) et « non-isothermes » (air extérieur plus froid) en vue d’évaluer l’impact du coefficient thermique des entrées d’air hygroréglables sur leur fonctionnement. Comme on peut le constater sur ce graphique, la courbe de fonctionnement de l’entrée d’air hygroréglable Aereco (modèle présenté : EHA2 5-35) est simplement décalée vers la gauche (humidité relative nécessaire à l’ouverture plus faible) lorsque la température extérieure de l’air est réduite (10°C, courbe bleue), ce qui lui permet de s’adapter à la baisse du taux d’humidité relative intérieur moyen en hiver. On conserve une grande amplitude de modulation et un fonctionnement similaire au fonctionnement isotherme (courbe grise).

Décalage de courbe d'une entrée d'air hygroréglable de marque X en fonction de la température
Lorsque le coefficient thermique de l’entrée d’air est trop élevé (capteur mal isolé) comme c’est le cas pour l’entrée d’air hygroréglable présentée ici, on constate que le fonctionnement non isotherme à température extérieure de 10°C (courbe bleue) ne permet plus de moduler réellement le débit en fonction du taux d’humidité intérieure. La température du capteur est trop basse ce qui augmente le taux d’humidité lue. L’entrée d’air est alors quasiment ouverte en permanence, et ne régule plus l’hygrométrie dans la pièce où elle est installée. Ce phénomène s’accentue lorsque la température extérieure décroît.
Découvrez les techniques de ventilation qui utilisent la ventilation hygroréglable.

