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  3. La ventilation hygroréglable

Inventé en 1984 par Aereco, le système de ventilation hygroréglable consiste à adapter automatiquement les débits d’air en fonction du taux d’humidité relative des pièces. Elle s’impose aujourd’hui comme une technologie majeure parmi les systèmes de ventilation modulée.

Fonctionnement de la ventilation hygroréglable

Le principe de la ventilation hygroréglable Aereco se base sur la modulation des sections de passage d’air – donc les débits – au niveau des entrées d’air et des bouches d’extraction. Pour se faire, un ingénieux capteur mécanique fonctionnant sans électricité est utilisé dans les terminaux, entraînant directement le ou les volets placé(s) dans le flux d’air.

Un capteur précis, fiable et totalement automatique

A la fois détecteur d’humidité et moteur des produits hygroréglables, le capteur V8 exploite un phénomène physique connu : La propriété qu’ont certains tissus à s’allonger lorsque l’humidité augmente dans l’air et à se raccourcir lorsque l’air s’assèche.
Sur ce principe, les 8 ou 16 bandes de polyamide du capteur actionnent un ou plusieurs volets, déterminant ainsi le passage d’air en fonction du taux d’humidité relative ambiante. Plus l’humidité au sein du logement est importante, plus les volets sont ouverts. Le capteur est isolé du flux d’air entrant ; il ne mesure que le taux d’humidité intérieure sans subir l’encrassement de l’air vicié évacué par les bouches d’extraction.

Par ailleurs, une correction thermique exclusive appliquée au niveau du capteur hygroréglable des entrées d’air, permet l’ouverture du volet de façon optimale et adaptée quelle que soit la saison, ce même lorsque l’humidité absolue est faible comme c’est généralement le cas en hiver.

L’humidité, un révélateur pertinent de l’état de pollution du logement

L’humidité constitue un révélateur particulièrement pertinent du besoin de renouvellement d’air dans le logement. En effet, que ce soit par son activité (cuisine, douche, séchage de linge, etc.) ou par son métabolisme (respiration et transpiration), l’occupant émet à tout moment de l’humidité à différents endroits et dans des quantités variables. Sans ventilation correctement conçue et dans un logement assez étanche, l’humidité se condense sur les parois les plus froides, provocant non seulement des dégâts sur le bâti mais également des risques sanitaires par rapport à l’apparition de moisissures*.

En adaptant le débit d’air au taux d’humidité relative, la ventilation hygroréglable apporte une réponse efficace et cohérente à la problématique des condensations.

Plus généralement, l’humidité accompagne de manière quasi-systématique la production d’autres polluants tels que le CO2 (émis par le métabolisme) et les odeurs de cuisine. La ventilation hygroréglable permet ainsi une adaptation permanente et proportionnelle du débit d’air à ces polluants, pour mieux les évacuer.

*Sous forme liquide ou vapeur, l’eau figure au premier rang des causes de sinistres dans le bâtiment. Si une humidité relative comprise entre 40 et 60% est indispensable au bon fonctionnement du système respiratoire, une humidité trop importante se révèle néfaste à la fois au bâti et à ses occupants.

L’hygro A et l’hygro B, quelle différence ?

La VMC hygroréglable, communément appelée « VMC hygro », « VMC hygrovariable » ou même encore « VMC hygro A ou B » est le système de ventilation référence en France dans la construction neuve, mais également en rénovation des bâtiments résidentiels. On distingue deux types de systèmes : la VMC hygro A et la VMC hygro B.

La VMC hygro A se caractérise par des entrées d’air autoréglables en pièces principales associées à des bouches d’extractions hygroréglables en pièces techniques.

La VMC hygro B, quant à elle, propose des entrées d’air hygroréglables, toujours associées à des bouches d’extractions hygroréglables.

Il est à noter que, dans l’un comme dans l’autre système, les bouches d’extractions hygroréglables proposent des modes d’actionnement complémentaires pour le débit de pointe tels que l’actionnement par cordelette ou par la présence.

Avec ses entrées d’air intelligentes, la VMC hygro B est plus performante que la VMC hygro A.

En France, ces systèmes de VMC hygro A ou B sont soumis à des avis techniques délivrés par le CSTB (Centre Scientifique et Technique du Bâtiment), permettant de caractériser notamment leur performance thermique.