FR

La ventilation modulée

La ventilation modulée

La meilleure façon de concilier qualité d’air intérieur et économies d’énergie

S’il est communément admis que la plupart des équipements de distribution d’eau fonctionnent à la demande et non en permanence, pourquoi devrait-il en être autrement pour la distribution d’air, dans la mesure où chaque mètre cube d’air neuf à réchauffer a un coût économique et environnemental substantiel ?

L’idée de la ventilation modulée est née sur ce principe consistant à fournir aux occupants des logements et des autres locaux la bonne quantité d’air neuf, au moment où ceux-ci en ont besoin, à l’endroit où cela est utile. Avec une gestion intelligente des débits d’air, d’importantes économies d’énergie sont réalisées sur toutes les périodes où le besoin de renouvellement d’air est faible voire nul, périodes qui peuvent représenter plus de la moitié du temps. A l’inverse, une activité émettrice de pollution intérieure telle que la préparation en cuisine, une prise de douche, ou même l’émission de composés par le métabolisme génèrent un débit d’air plus important pour rapidement évacuer cette pollution.

A chaque instant, la ventilation modulée offre donc une optimisation de la consommation de chauffage et de la qualité d’air intérieur, de manière totalement automatique. Tous les systèmes Aereco sont conçus sur cette idée, qui, au-delà d’être particulièrement efficace pour le confort de l’occupant, offre de nombreux autres avantages sur le fonctionnement du système de ventilation.

 

Un air mieux renouvelé pour un plus grand confort

En ventilant en priorité les locaux qui en ont besoin, les composants de ventilation modulée Aereco contribuent largement à l’amélioration de la qualité de l’air dans le logement.
Lorsqu’une pièce principale est occupée, son taux d’humidité relative augmente ; les entrées d’air s’ouvrent alors plus amplement pour admettre un débit d’air plus important et ainsi mieux évacuer la pollution.
L’activité dans les pièces de service (cuisine, bain, WC…) s’accompagne systématiquement d’émissions de vapeur d’eau ; l’ouverture des grilles de sortie d’air augmente avec le taux d’humidité relative de manière à accroître le débit d’air et évacuer ainsi plus rapidement la pollution créée.

 

Une protection contre les moisissures

L’élévation du taux d’humidité intérieure générée par la respiration et l’activité humaine, la cuisine ou une douche peut générer des condensations destructrices, transformées en moisissures. Lorsque le taux d’humidité augmente dangereusement, les grilles et bouches d’extraction hygroréglables s’ouvrent plus amplement pour évacuer rapidement l’excès d’humidité, et éradiquer le risque de condensation.

 

Des dépenses de chauffage réduites et maîtrisées

La ventilation est souvent jugée responsable d’une grande partie des déperditions thermiques au sein du logement, parfois jusqu’à 50%. Si cela reste vrai pour la plupart des procédés classiques de ventilation, le système Aereco permet, lui, de préserver la chaleur dans les pièces et les logements moins occupés, en réduisant automatiquement le débit d’air. Ces performances sont reconnues et valorisées par des réglementations thermiques dans plusieurs pays.

 

De nombreux avantages complémentaires

En plus de concilier avantageusement qualité d’air intérieur et économies d’énergie, la ventilation modulée offre de nombreux avantages indirects consécutifs à la réduction des débits statistiques moyens :

 

v4a-whole-house-exhaust-fan-ventilation Diminution de la consommation moyenne des ventilateurs

En diminuant les débits statistiques sur l’année, le système de ventilation modulée fait travailler le ventilateur à un débit moyen nettement inférieur au débit maximum, donc à une puissance très réduite. Cet aspect favorise nettement les systèmes simple flux modulés tels que les systèmes Aereco en comparaison avec les double flux à récupération de chaleur traditionnels. Ces derniers possèdent en effet deux moteurs fonctionnant à un régime plus élevé (débit moyen supérieur), ce qui les pénalise notamment au niveau de leur impact environnemental et de la consommation d’énergie primaire, car cette consommation électrique subit un coefficient de transformation énergie finale-énergie primaire important, variable selon les pays.

 

demand-controlled-ventilation-less-clogging-of-filters-air-ducts-and-terminals Moins d’encrassement au niveau des filtres, des gaines de ventilation et des terminaux

La réduction statistique des débits d’air inhérente à la ventilation modulée a pour effet de diminuer la quantité totale de particules pouvant encrasser les organes composant le système de ventilation, celle-ci étant directement proportionnelle au volume d’air total introduit par le système sur une période donnée. La maintenance des réseaux et des filtres peut ainsi être réduite, la consommation des ventilateurs également en cas de présence de filtres.

demand-controlled-ventilation-increased-life-of-demand-controlled-exhaust-fans Augmentation de la durée de vie des ventilateurs

En réduisant les débits d’air moyens sur l’année, la ventilation modulée réduit la sollicitation des ventilateurs, augmentant ainsi leur longévité. La durée de vie des ventilateurs dépend en effet notamment de la puissance à laquelle ils fonctionnent, or cette puissance est directement liée à la demande de débit moyen du système de ventilation.

demand-controlled-ventilation-greater-availability-of-pressure-and-airflow-for-terminals Plus de disponibilité de débit et de pression pour les terminaux sollicités
Dans un réseau collectif de ventilation, que ce soit en habitat individuel ou collectif, la modulation des débits au niveau des différents terminaux permet d’éviter de surcharger les gaines de ventilation avec des débits d’air inutiles, comme ce serait le cas avec une ventilation à débit constant. Ainsi, les pièces ou logements sollicitant peu de débits d’air libèrent la gaine de ventilation pour les pièces et les logements ayant un besoin de ventilation plus élevé. Ces derniers peuvent alors bénéficier de tout le potentiel de pression et de débit du réseau, les pertes de charge dans les gaines de ventilation étant optimisées et réduites.
demand-controlled-ventilation-reduced-size-of-air-ductwork Un dimensionnement du réseau réduit, pour gagner sur l’encombrement au sol

La modulation des débits d’air permet de réduire le dimensionnement du réseau de ventilation, en exploitant le fait que, dans un réseau de ventilation collectif, tous les terminaux ne sont pas sollicités simultanément. Ce phénomène, appelé «foisonnement» des débits d’air, a pu être vérifié au cours des nombreuses expérimentations in-situ réalisées par Aereco sur la ventilation modulée. Le réseau peut donc être dimensionné pour un débit total inférieur à la somme des débits maximums, donc réduit par rapport à celui d’un système à débit constant dont le dimensionnement correspondrait à la somme stricte des débits. La réduction du dimensionnement se traduit par des gaines de ventilation plus petites, donc par un encombrement au sol diminué.

Avantages

En proposant un débit d’air adapté aux besoins des occupants à chaque instant dans le logement et entre les logements, les composants de ventilation modulée Aereco diminuent les déperditions thermiques imputables à la ventilation, améliorent la qualité du renouvellement d’air et limitent l’apparition des moisissures causées par la condensation.

Inventée par Aereco en 1984, la ventilation hygroréglable s’impose aujourd’hui comme une technologie majeure parmi les systèmes de ventilation modulée.

Un mode d’activation pour chaque polluant

«Ventiler où il faut, quand il faut, en juste quantité.» Tel est le concept qui dirige la conception des produits de ventilation Aereco. Les composants du système de ventilation sont pilotés et actionnés de diverses manières, selon le besoin de chaque pièce et en fonction du polluant. Les modes d’activation principaux des produits Aereco sont :

 

Le débit d’air hygroréglable

Principe : La section de passage d’air est modulée en fonction du taux d’humidité relative local.

Il s’agit du premier mode d’activation des systèmes Aereco. A la fois détecteur et moteur des produits hygroréglables, le capteur exploite un phénomène physique connu : la propriété qu’ont certains tissus à s’allonger lorsque l’humidité augmente dans l’air et à se raccourcir lorsque l’air s’assèche. Sur ce principe, les 8 ou 16 bandes de polyamide du capteur actionnent un ou plusieurs volets, déterminant ainsi le passage d’air en fonction du taux d’humidité relative ambiante.

Plus l’humidité au sein du logement est importante, plus les volets sont ouverts. Le capteur est isolé du flux d’air entrant; il ne mesure que le taux d’humidité intérieure. De plus, grâce à une correction thermique, l’ouverture des volets s’effectue indépendamment des conditions climatiques extérieures. La technologie hygroréglable est appliquée sur les entrées d’air hygroréglables et les grilles et bouches d’extraction hygroréglables, à destination des pièces où l’humidité révèle le niveau de pollution intérieure (salon, chambres, salles de bain).

humidity_sensitive_ariflow

humidity-sensing-ventilation-moisture-a-relevant-indicator-of-the-housing-pollution

Le débit d’air actionné manuellement

Principe : Permettre à l’occupant d’augmenter le débit d’air à la demande lors d’une pollution intensive.

Lorsque l’humidité ne suffit plus à révéler un état de forte pollution (utilisation de la cuisine, des toilettes…), l’occupant peut actionner manuellement un débit de pointe à la bouche d’extraction pour évacuer rapidement l’air vicié, l’excès d’humidité et les mauvaises odeurs. Ce débit de pointe peut être actionné au moyen d’un bouton poussoir (version «interrupteur») ou par l’action sur une cordelette. Cette fonction peut également compléter une fonction hygroréglable sur une bouche d’extraction.

 

tda-infra-red-sensor-ventilation

Le débit d’air actionné par la détection de la présence

Principe : Augmenter le débit d’air de manière automatique lorsqu’une présence est détectée dans la pièce.

La présence humaine suffit à déclencher automatiquement le détecteur de présence. Elle provoque alors l’ouverture en «débit de pointe» de la bouche d’extraction. Ce procédé est utilisé lorsque l’humidité ne suffit plus à révéler un état de forte pollution (utilisation des toilettes, occupation aléatoire dans un bureau, etc) ; cette technologie permet de réaliser des économies d’énergie de chauffage sur la période de non-détection.

 

co2-cov-sensor-pollutant-vignette

Le débit d’air actionné par un capteur CO2 ou COV

Principle: La section de passage d’air est modulée automatiquement en fonction du niveau de CO2 ou COV.

Les deux capteurs fonctionnent de la même façon : un réglage du seuil d’ouverture est réalisé lors de l’installation. Lorsque le taux de CO2 (ou COV selon la version) est situé en dessous du seuil d’ouverture, le débit est au niveau de base (minimum). Dès que le taux du polluant dépasse ce seuil, la bouche d’extraction s’ouvre au débit de pointe, ce tant que le niveau de pollution excède le seuil pré-réglé.

 

 

Quels paramètres de contrôle utiliser en ventilation modulée ?

Les paramètres de modulation devraient permettre un ajustement du taux de renouvellement d’air en fonction des besoins réels et pour cette raison, le choix d’un paramètre dépend de son application (de type local), de sa fonction et de son activité (type et niveau de polluant émis). Le tableau ci-dessous donne les différents paramètres de modulation de la ventilation en fonction des applications :

  Humidité Présence Humidité + interrupteur Humidité + présence Présence avec minuteur Humidité + présence avec minuteur
Logement
Cuisine ++ ++++
Salle de bain ++++ +++ +++ +++
Toilettes ++++ ++ +++ ++++ +++
Salle de bain avec toilettes + + ++ +++ ++++
Buanderie ++++ +++ +
Ecoles
Salle de classes +++ + + +
Vestiaires ++++ ++ +++ ++++ +++
Entreprises et Administrations
Bureaux +++ + + +
Salles de réunion +++ + + +
Centre de remise en forme
Vestiaires +++ ++ ++ +++ +++
Douches ++++ +++ +++ +++
Bateaux
Cabines (salle de bain – toilettes) ++ ++ +++ +++ ++ ++++
Mobile Homes
Cuisine ++ ++++ +++
Salles de bain et toilettes + + ++ +++ + +++
 
Dioxyde de carbone (CO2)
Composés organiques volatiles (COV) Télécommande Taux fixe, réglable à l’installation
Logement
Cuisine ++ +++ +
Salle de bain +
Toilettes ++ +++ +
Salle de bain avec toilettes ++
Buanderie ++
Ecoles
Salles de classe ++++ ++++ +
Vestiaires ++ +++ +
Entreprises et  Administrations
Bureaux ++++ ++++ +
Salles de réunion ++++ ++++ + +
Centre de remise en forme
Vestiaires ++++ ++++ + +
Douches + ++
Bateaux
Cabines (salles de bain – toilettes) ++++ +++ ++ +
Mobile Homes
Cuisine +++ +++ +++ +
Salle de bain et toilettes +++ ++++ ++ +

La ventilation hygroréglable

Inventé en 1984 par Aereco, le système de ventilation hygroréglable consiste à adapter automatiquement les débits d’air en fonction du taux d’humidité relative des pièces.

Comparaison entre ventilation modulée et double-flux

Le système de ventilation mécanique simple flux à débits modulés Aereco : une performance très proche de celle d’un double flux à 80% de récupération de chaleur à prix très réduit.

Une étude menée par le Fraunhofer Institut Bauphysik a été réalisée en 2008 afin d’évaluer les performances du système de ventilation mécanique hygroréglable Aereco et l’a comparé à différents systèmes de double-flux à récupération de chaleur.

La simulation a été réalisée dans un appartement de 75 m² occupé par trois personnes. La température intérieure était constante à 21°C. Le facteur U supposé était de 0,25 W/m².K. Trois types représentatifs de la météo ont été utilisés (données fournies par l’Institut météorologique allemand):

  • Hof (froid)
  • Würzburg (tempéré)
  • Fribourg (chaud)

Les résultats présentés ici sont basés sur les données météorologiques “Hof” (avec lesquelles les double-flux à récupération de chaleur produisent les plus grandes économies d’énergie).

Document : Calcul des besoins en énergie primaire d’un ventilateur double flux en comparaison avec une ventilation mécanique contrôlée (basé sur les capteurs d’humidité). Lire le résumé de l’étude.

 

Economies d’énergie

L’étude a prouvé que le système ventilation mécanique contrôlée Aereco ne consommait que, par période de chauffage, 1 070 kWh de plus qu’un système de double flux à 80 % – soit seulement 47 € – selon les conditions de l’étude. Cela représente un coût beaucoup moindre que le remplacement annuel des filtres d’un double flux, obligatoire afin de maintenir le niveau de performance (voir le graph 1 ci-dessous).

Sur le long terme, et par rapport à la VMC à débits modulés, le coup supplémentaire initial du double flux n’est jamais remboursé, même sans prendre en compte l’indispensable changement annuel des filtres (voir graph 2).

 

consommation-d-energie-de-plusieurs-systemes-de-ventilation

Graph. 1

couts-d-investissement-et-d-exploitation-cumules-de-differents-systemes-de-ventilation

Graph. 2

Plus de bénéfices pour l’environnement

La performance énergétique du système Aereco de VMC à débits modulés est consolidée par la moindre charge d’électricité consommée par le ventilateur unique en regard de la consommation de deux ventilateurs avec préchauffage d’un système de double flux. Avec un facteur PE de 2.7 l’impact sur l’énergie primaire – puis sur les émissions de CO2 – est propice à la ventilation modulée et hygroréglable en ce qui concerne l’énergie due à la consommation du système.

 

Une qualité d’air intérieur optimale

Cette étude a également montré que, dans des conditions réelles d’occupation, la VMC à débits modulés d’Aereco est un excellent moyen de rester en-dessous de 1 200 ppm de CO2, ce qui garantit une qualité d’air intérieur optimale dans le logement (voir graphe ci-dessous).

variation-quotidienne-de-co2-dans-le-logement-equipe-de-ventilation-hygroreglable-simple-flux-aereco

Thermique de l’entrée d’air hygroréglable

thermal-behaviour-of-the-humidity-sensitive-air-inlet

 

Maîtriser la température au niveau du capteur pour fonctionner de façon optimale en toute saison

 

La position du volet de l’entrée d’air hygroréglable est directement déterminée par la valeur du taux d’humidité relative mesurée au niveau du capteur même. Or cette valeur peut être différente de celle mesurée au centre de la pièce dans laquelle l’entrée d’air hygroréglable est installée, car pour un même taux d’humidité absolue, l’humidité relative varie en fonction de la température (voir également le « diagramme de Mollier »). On comprend alors aisément que la température au niveau du capteur hygroréglable de l’entrée d’air a un rôle essentiel sur le taux d’humidité relative lu.

Il est donc fondamental de contrôler cette température, afin de maîtriser la position du volet, ce quelles que soient les conditions climatiques (température intérieure et extérieure, humidité relative intérieure et extérieure) et de l’adapter directement à l’émission d’humidité intérieure.

 

L’importance d’un ” bon ” coefficient thermique

Le coefficient thermique CT est déterminé par la formule : Tcapteur = Tintérieure – CT x (Tintérieure – Textérieure)

Où T = température en °C

Plusieurs années de recherche ont permis de déterminer et de maîtriser une valeur idéale de coefficient thermique CT. Avec un coefficient CT compris entre 0.25 et 0.32, les entrées d’air hygroréglables Aereco offrent une grande amplitude de modulation en toute saison, et sont prêtes à réagir à la moindre émission d’humidité intérieure. En hiver, dans une pièce où le taux d’humidité est bas, le volet est en position fermée, prêt à s’ouvrir pour tout nouvel apport d’humidité. Plus de 25 années d’expérience ont permis à Aereco d’obtenir une parfaite maîtrise de la fiabilité industrielle et de la pérennité de ce coefficient thermique.

 

Conséquences d’un coefficient thermique trop élevé

Avec un coefficient thermique plus élevé (CT > 0.32) du à une mauvaise isolation du capteur vis-à-vis de l’air extérieur, la température du capteur est trop basse en hiver. Il lit donc un taux d’humidité trop élevé ce qui provoque une ouverture par défaut trop importante de l’entrée d’air, même lorsque le taux d’humidité est bas dans la pièce. Sa capacité de modulation est alors très réduite voire nulle, ce qui a pour conséquence d’augmenter les déperditions thermiques par le débit traversant notamment, et de diminuer la qualité d’air dans les pièces occupées (débit d’air non réparti en fonction des besoins). De surcroit, une température trop basse du capteur provoque une augmentation importante de l’hystérésis (différence entre aller et retour de la courbe d’ouverture / humidité), ce qui ne permet alors plus de déterminer la position du volet pour une humidité relative connue.

Pour mieux comprendre la relation humidité relative – humidité absolue et température : voir le diagramme de Mollier..

 

Comparaison de différents produits selon la norme EN 13141-9

CT_aereco_ok_1

Décalage de courbe d’une entrée d’air hygroréglable Aereco en fonction de la température

La norme EN 13141-9 qui définit la méthode de test des entrées d’air hygroréglables impose des mesures dites « isothermes » (air intérieur et extérieur à la même température) et « non-isothermes » (air extérieur plus froid) en vue d’évaluer l’impact du coefficient thermique des entrées d’air hygroréglables sur leur fonctionnement. Comme on peut le constater sur ce graphique, la courbe de fonctionnement de l’entrée d’air hygroréglable Aereco (modèle présenté : EHA2 5-35) est simplement décalée vers la gauche (humidité relative nécessaire à l’ouverture plus faible) lorsque la température extérieure de l’air est réduite (10°C, courbe bleue), ce qui lui permet de s’adapter à la baisse du taux d’humidité relative intérieur moyen en hiver. On conserve une grande amplitude de modulation et un fonctionnement similaire au fonctionnement isotherme (courbe grise).

 

CT_eleve_ok_1

Décalage de courbe d’une entrée d’air hygroréglable de marque X en fonction de la température

Lorsque le coefficient thermique de l’entrée d’air est trop élevé (capteur mal isolé) comme c’est le cas pour l’entrée d’air hygroréglable présentée ici, on constate que le fonctionnement non isotherme à température extérieure de 10°C (courbe bleue) ne permet plus de moduler réellement le débit en fonction du taux d’humidité intérieure. La température du capteur est trop basse ce qui augmente le taux d’humidité lue. L’entrée d’air est alors quasiment ouverte en permanence, et ne régule plus l’hygrométrie dans la pièce où elle est installée. Ce phénomène s’accentue lorsque la température extérieure décroît.

 

Installation des entrées d’air

La réalisation de la mortaise est très importante, puisque seule une ouverture réalisée conformément assurera le débit d’air admis. Cette page réunit les points les plus importants dans le processus de perçage de la mortaise.

EHA2-on-window-ventilation-1

Exemple d’une entrée d’air hygroréglable sur une fenêtre PVC avec intégration de la mortaise sur le dormant.

 

Dimensions de la mortaise

La plupart des entrées d’air pour fenêtre Aereco requière une mortaise ayant les dimensions présentées ci-dessous, permettant de garantir le débit d’air sous la pression de référence (conservation de la section de passage d’air). Composée de deux parties, cette mortaise est recommandée afin de conserver la rigidité de la fenêtre. D’autres mortaises peuvent être réalisées ; les dimensions en sont précisées dans les fiches techniques des produits.

Slot-dimensions

Recommandations générales

  • Assurez-vous que la mortaise soit continue entre l’auvent et l’entrée d’air, sans réduction de taille, afin que la section d’air soit conservée tout au long de l’ouverture (pas de perte de débit d’air).
  • Certaines fenêtres requièrent une traversée de fenêtre afin d’assurer la continuité de la mortaise entre l’auvent et l’entrée d’air. Aereco propose un accessoire spécifique pour ce cas particulier (E-TFR).
  • Respectez les dimensions de la mortaise indiquées sur la fiche technique de l’entrée d’air afin de garantir le bon débit d’air.
  • Il est recommandé d’informer les habitants sur le fait que les entrées d’air ne doivent jamais être obstruées, même en saison froide, afin d’assurer une ventilation suffisante.

Type de fenêtres

Les entrées d’air Aereco peuvent être installées sur des fenêtres en PVC, bois ou aluminium. La plupart des profilés sont compatibles avec les entrées d’air Aereco.

 

Position de l’entrée d’air

La position de la mortaise doit être correctement choisie afin d’éviter un affaiblissement de la structure de la fenêtre. A moins que ce ne soit impossible, l’entrée d’air doit toujours être placée en partie haute de la fenêtre, ce pour plusieurs raisons :

  • L’air extérieur, froid en hiver, peut être introduit progressivement et réchauffé au niveau du plafond si le flux est admis en partie haute de la fenêtre, évitant la sensation de courant d’air aux occupants.
  • La sensibilité à l’humidité de l’entrée d’air hygroréglable est optimale à cet endroit.
  • Le renouvellement de l’air sera mieux assuré dans la pièce, puisque l’air est souvent évacué de la pièce principale par le détalonnage situé en bas de la porte donnant sur le couloir.
  • La position en hauteur permet d’éviter la pénétration de l’eau, même en cas de fortes pluies.

 

Processus de perçage de la mortaise

Le processus de perçage des mortaises pour les entrées d’air de fenêtre dépend du moment auquel il est réalisé :

 

Pendant la fabrication de la fenêtre :

Si la fenêtre est préparée en usine, la mortaise peut être facilement réalisée lors de cette étape, avant l’installation sur site, grâce à une machine de perçage professionnelle comme celle présentée ci-dessous :

Example-of-a-drilling-machine-for-PVC-and-aluminium-profiles

Exemple de machine de mortaisage pour des profilés en PVC et aluminium

 

Sur des fenêtres existantes :

Si les fenêtres sur lesquelles doivent être placées les entrées d’air existent déjà dans le bâtiment, les mortaises ne peuvent pas toujours être réalisées avec une machine de perçage dédiée. Lorsque c’est possible, il est recommandé d’utiliser une machine similaire à celle utilisée en usine (voir paragraphe précédent). lorsque ce n’est pas possible, plusieurs outils peuvent être utilisés pour réaliser la mortaise.

Certains de ces outils  sont présentés ci-dessous :

 

Portable-drilling-machine2-300x270Machine de perçage portable

 

Driller2-300x270Perceuse

 

Jigsaw1-300x270Scie sauteuse

 

Cutting-disc1-300x270Disqueuse

 

Processus pour perçage de la mortaise et installation de l’entrée d’air et du auvent sur une fenêtre existante :

Installation-on-existing-window

  1. Percez une mortaise sur la partie la plus haute de la fenêtre en respectant les dimensions spécifiées dans la fiche technique livrée avec le produit. Selon le type de fenêtre, la mortaise peut-être réalisée sur l’ouvrant ou le dormant de la fenêtre.
  2. Fixez la base à l’aide de vis (certaines entrées d’air peuvent être fixées directement, sans base).
  3. Clippez l’entrée d’air sur la base. Assurez-vous que l’entrée d’air est bien plaquée sur la fenêtre, sans espace afin d’éviter l’admission de bruit et les fuites de débit.
  4. Fixez l’auvent sur la fenêtre (du côté extérieur) avec des vis. Selon le type de fenêtre, la fixation être effectuée sur l’ouvrant ou le dormant de la fenêtre.

 

Vous pouvez consulter des vidéos d’exemple d’installation sur :

http://www.youtube.com/watch?v=cJeYdTBwpXI
http://www.youtube.com/watch?v=kQuCybXNaPM

Standard-slot-on-a-PVC-window1

Vues d’une mortaise standard réalisée sur l’ouvrant (entrées d’air) et sur le dormant (auvent) d’une fenêtre PVC

 

Exemples de mortaises sur différents profilés

EMM-on-wood-ventilation-old

Profilé en bois

Entrée d’air (gauche) et auvent (droite)
installés sur l’ouvrant.

EMM-on-PVC-ventilation-old

Profilé en PVC

Entrée d’air (gauche) installée sur l’ouvrant.
Auvent (droite) installé sur le dorman